Sur les routes de la Patagonie
J’ai beau chercher une belle et pompeuse excuse pour expliquer ce manque d’articles mais à vrai dire je ne trouve pas. Peut être juste que des fois un break dans l’écriture ça fait du bien. J’ai même du mal à écrire dans mon cahier journal. Alors je peux toujours dire que c’est la faute des deux autres qui m’ont rejoint. Mais bon mes parents m’ont appris à pas mentir hein. Dans tous les cas je vais me rattraper. J’aurais pu vous écrire trois petits articles pour vous raconter la Patagonie mais on va opter pour un format différent, du lourd, du compact, du contenu et des photos. Et essayant de n’omettre aucun détail. Allez on y croit !
Après un premier au revoir au Chili, Tom Pierrot et moi mettons le cap vers Bariloche en Argentine. Petite ville très jolie, assez touristique et chaleureuse. Premier contact avec la population argentine et leur accent étrange mais plaisant, le fameux « Che ». On ne va pas trop s’attarder ici, on a du pays à voir. A Santiago, Stan nous avait conseillé quelques parcs nationaux. On va donc mettre le cap sur le premier : le glacer Perito Morenos.

Arrivés à El Calafate, on loue une voiture pour un trip d’une journée au glacier, accompagnés de deux suissesses. Au bord du gros glaçon le ciel se fait tempête et il vaut mieux se couvrir correctement. Et se préparer à une grosse claque. Le décors est juste impressionnant. Le glacier est blanc pur, bleuté par endroits. Quand des morceaux se détachent pour dévaler les 60 mètres de haut et s’écraser dans l’eau faisant un bruit d’une violence incroyable, chacun retient son souffle. On passera pas mal de temps à admirer cette merveilleuse et surprenante énigme de la nature, essayant aussi d’avoir LA bonne photo.
Sur le chemin du retour on s’arrêtera au milieu de nul part pour regarder les chevaux sauvages et profiter des paysages argentins. Pas de doute, on commence à sentir un parfum de bout du monde.

Tout doucement on se remet donc en selle et on repasse la frontière dans l’autre sens pour se retrouver au Chili. Direction Puerto Natales. La encore un autre parc nous attend. Peut être plus touristique et plus mythique, le fameux Torres del Paine. Nous louerons du matériel de camping, tente réchaud et compagnie et on s’en va pour le parc chargé comme des ânes. Bon j’exagère. Au programme cette fois une trentaine de kilomètres de marche répartis sur deux jours et une nuit en camping. Le parc propose des refuges par endroits, mais les prix sont astronomiques pour un confort souvent approximatif. On choisit un refuge très loin de l’entrée ou il n’y a absolument rien, juste une zone un peu horizontale pour planter la tente. La dernière heure de marche en pure montée avec le sac à dos a été réellement intense. Du coup on a eu la fausse bonne idée de se doucher dans le cascade. L’eau étant près des 5° on n’a pas eu bien chaud, mais c’était à faire au moins une fois. Et à posteriori aucune pneumonie n’a été déclarée. On se réchauffera donc au coin du feu avec au menu des pâtes au thon. Le tout accompagné d’un harmonica et d’un peu de pisco mangue.
Le décors est somptueux. C’est la principale raison, avec la soif d’aventures, qui amène bon nombre de touristes à venir emprunter ces chemins du fond de la Patagonie. La nuit elle par contre fût une des plus froides de ma vie. Partir avec un sac de couchage qui ne prend pas beaucoup de place c’est bien les trois quart du temps. Pas au Torres…
Le lendemain sera une nouvelle journée de marche et un retour à Puerto Natales. Puis un nouveau bus direction Punta Arenas. La ville n’a pas de réel intérêt, sauf celui de pouvoir louer une voiture et de mettre les voiles. A une 60ène de kilomètres il y a un parc appelé Pinguinera et dans lequel on peut voir des pingouins. Les gardes nous ont prévenus, ce n’est plus la saison et il n’y en a plus beaucoup. On le savait, mais on ne va pas revenir dans 6 mois hein. Alors on tente notre chance, un peu en mode safari pour essayer d’en trouver un ou deux. Au final on en verra à peine plus d’une dizaine, la colonie en comptant près de 10′000 en haute saison c’est peu. Mais on a eu la chance d’avoir le parc pour nous et surtout, d’apercevoir un joli couple caché dans un buisson qui a accepté de poser pour nous. Ils jouaient les curieux et se sont laissé photographier pendant 10 bonnes minutes. Jolie rencontre. Avec Pierre on s’est dit qu’on allait adopter un pingouin plus tard. Dans le jardin ça fait plus classe qu’un nain à brouette.

Dans la même journée on enchaîne pour se rapprocher de Pali Aike. On atterrit dans un village qui doit compter 300 âmes dans les bons jours. On trouve un hostel (!) qui est en fait une sorte de maison d’hôtes bas de gamme tenu par une famille plutôt sympa (ils nous prépareront même des sandwich pour le lendemain). Le ciel est rempli d’étoiles et la nuit est froide. Le lendemain donc, Pali Aike. C’est un parc qui se fait en une journée pour peu qu’on s’y rende en voiture (je ne sais même pas si des bus y vont….). Ce n’est pas du tout touristique, en témoigne le prix de l’entrée du parc 1000 pesos chiliens (diviser par 700 plus ou moins pour le prix en euros). Et là coup de coeur. Une vie sauvage abondante: nandu, guanacos, fenecs, lapins… Le garde forestier nous avertir même que quelques pumas vivent dans le parc. Mais vu qu’ils sortent plutôt la nuit on n’a pas eu l’occasion de les voir… Dommage ! Le grand intérêt du parc est que d’anciens volcans l’habitent. On peut donc marcher sur des coulées de lave ou sur de la roche volcanique. Une odeur de souffre nous accompagne tout du long.Et au sommet, à perte de vue : rien. Plus de trace de civilisation, pas de routes, rien de rien.
On continuera la visite avec une lagune asséchée sur laquelle on s’est amusée à marcher jusqu’à ce qu’on tombe dans une espèce de boue/sable mouvant. On a ruiné nos pantalons et nos chaussures (qui maintenant sont propres à défaut d’être sèches…) Au moins on a pas mal rit du malheur des autres, quand l’un était debout les deux autres étaient embourbés jusqu’au bassin à crier à l’aide. Bon c’était drole une fois mais on essayera d’être moins bête la prochaine.
On terminera le séjour au Chili par un restau proposant des spécialités locales: du guanaco, du nandou et… du castor. Le castor m’a un peu rappelé le cochon d’inde péruvien, en meilleur quand même. Ce trip en Patagonie a été fatale pour mes mythiques converses dont j’ai du me séparer le coeur lourd à Punta Arenas.
Maintenant direction la fin du monde et Ushuaia.



J’ai envie de te dire de vivre ton aventure et d’en PROFITER comme tu le fais si bien depuis quelques mois. Ce n’est pas grave si tu n’écris pas régulièrement sur ce blog ! Il ne faut surtout pas culpabiliser de ça. Il faut dire à tes lecteurs que ça prend du temps d’écrire un article, de sélectionner les photos, de les mettre en ligne, etc… Et que tout ça est au dépend d’autres choses que tu n’as pas forcément envie de sacrifier car certainement que cette aventure tu ne la vivras qu’une fois dans ta vie. Alors profite, fais nous un petit coucou de temps en temps avec des petites anecdotes et de belles photos et on sera contents !
Profitez bien d’El fin del Mundo !
PS : moi aussi je rêverais d’adopter un pingouin plus tard. Le frein actuel c’est que ça pue un peu quand même, non ?
Top le récit et très chouettes photos, notamment celle en mode Nicolas Hulot pour Ushuaia avec les chevaux
quel dépaysement… continue de nous faire rêver !
[...] ♥♥ Ludo autour du monde nous a fait partagé son émerveillement pour la Patagonie [...]
i thought so too.http://www.asusbrasil.com
Laisse ton commentaire
Bienvenue !
Un jour en tombant de mon lit j'ai eu l'idée de partir faire le tour du monde. Je l'ai fait. Et j'ai raconté mes aventures et meséaventures sur ce blog. Maintenant que je suis rentré, vu que j'ai encore des trucs à dire, je continue de bloger sur le voyage. Bon vol !
Retrouvez moi !
Catégories
Les derniers commentaires
Dernières photos sur Flickr
Deviens fan !
Suis moi sur Twitter !
Tag cloud
Most Commented
Derniers articles
Blogroll
- Romain
- Julien
- Jérémy
- Sarah
- Adeline
- Sébastien, Vic et leurs enfants
- Adrien et Julien
- Thom & Caro
- Amy
- Benoît & Crystal
- Appart Hotel
- Xavier, Arnaud et Vincent
- Coacto
- Naïm
- Cécile
- Hotels Paris
- onedayonetravel
- Comparer le prix d’hôtels avec trivago
- Visitez en ligne des hôtels du monde